Bénin – Cours d’Assises : Genèse Ruth Konkoen condamnée à cinq ans de travaux forcés pour infanticide

Bénin – Cours d’Assises : Genèse Ruth Konkoen condamnée à cinq ans de travaux forcés pour infanticide

 

La Cour d’assises de Cotonou a condamné ce vendredi dame Genèse Ruth Konkoen, âgée de vingt-deux ans, secrétaire comptable, à cinq ans de travaux forcés pour infanticide commis sur son nouveau-né, âgé de quelques heures en mai 2018.

 

Dans la nuit du samedi 12 au dimanche 13 mai 2018, dame Genèse Ruth Konkoen, qui portait une grossesse de plusieurs mois, a accouché sans aucune assistance d’une fillette. Ayant résolument décidé de se débarrasser du nouveau-né, elle lui a enfoncé dans la bouche un morceau de tissu, l’a ensuite jetée discrètement dans le W.C à l’insu de ses colocataires. Interpellée et poursuivie suivant la procédure de flagrant pour infanticide, elle a reconnu les faits à toutes étapes.

 

Le bulletin n°1 du casier judiciaire de l’accusée ne porte mention d’aucune condamnation antérieure. Le rapport d’expertise médico psychologique conclut qu’elle disposait de toutes ses facultés mentales et intellectuelles au moment des faits. L’enquête de moralité lui est favorable.

 

A la barre, ce vendredi, elle a, à nouveau, reconnu les faits. Le Ministère public va démontrer que les éléments constitutifs de l’infraction sont réunis et que le crime a été commis avec préméditation. Il a requis la peine de travaux à perpétuité contre elle.

 

La défense a estimé, après ses démonstrations, que la peine proposée est trop lourde. Puis, à la fin de son développement, elle a conclu en plaidant le doute sur la base des argumentations fondées sur la Loi portant code de l’enfant qui fixe le maximum de la peine à vingt ans de travaux forcés.

 

Quand le moment de donner le verdict est venu, la Cour a déclaré dame Genèse Ruth Konkoen coupable du crime d’infanticide commis sur son bébé et l’a condamnée à cinq ans de travaux forcés.

 

La date de mise en détention préventive de l’accusée est le 25 mai 2018. Elle est reconduite en prison pour n’en ressortir que dans quatre ans dix mois.

 

Le président de la Cour est Hubert Arsène Dadjo. Les assesseurs sont Eliane Noutaïs Guézo et Jules Chabi Mouka. Emmanuel Opita a représenté le Ministère public. Me Christophe Francklin Chéou a tenu la plume.

 

Jean-Marie NAFONHUNDE (ABP)

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