BÉNIN / GOUVERNANCE AU SOMMET DU CONSEIL COMMUNAL DE BOHICON: QUATRE CONSEILLERS DENONCENT LA GESTION DU MAIRE LUC SETONDJI ATROKPO

Elizabeth AGBOSSAGA, Sylvestre  ADONGNIBO, Norbert GUEDEZOUME et Isidore AIKLOUNON ont rencontré  vendredi 29 juin 2018 les hommes des médias. Objectif, informer l’opinion public sur la gestion de la commune de Bohicon de 2015 à ce jour.

 

En effet, c’est à un point de presse que les conseillers frondeurs ont convié les journalistes à L’HOTEL  »LA MAJESTE DE BOHICON ». A l’occasion, trois des quatre élus étaient au pupitre pour faire le procès du maire Luc SETONDJI ATROKPO au sujet de sa gestion à la tête de la commune de Bohicon.

Selon ces derniers, le budget des années antérieures jusqu’en  2015 étaient gérés de façon unilatérale par le Maire. Des voyages intempestifs, la propagande pour la seule personne du Maire, des actions sociales sélectives selon la connotation politique du bénéficiaire etc…. Il a donc fallu cet élan d’éveil de leur part pour contraindre l’autorité à une gestion plus ou moins efficiente. Ce qui témoigne de ce que la lutte qu’ils entreprennent  depuis 2015 porte progressivement son fruit.

« En 2015 l’argent de Bohicon servait à faire la propagande du maire, alors que les rues sont enclavées, les ruelles dans sont un état de dégradation  très avancée » dixit Sylvestre ADONGNIBO. Ainsi, la gestion actuelle de la commune de Bohicon est caractérisée par:

 1- La promotion de la médiocrité au sein du conseil communal

 2- l’organisation des sessions communales en catimini

 3- Au niveau de l’administration l’on assiste au refus de promouvoir les cadres émérites au profit des partisans peu instruits et prêts à lécher les bottes du roitelet.

C’est donc au regard de tous ces constats qu’ils ont décidé de ne pas être comptable d’une telle gabegie. 

En ce qui concerne le domanial à Bohicon, c’est une catastrophe ont-ils martelé. Ceci est dû au bradage des domaines administratifs, le refus d’identifier le peu restant. Sur la question relative au lotissement de l’arrondissement de Kpassagon, les conférenciers trouvent qu’il est impossible de continuer une opération qui n’a même pas démarré. Selon eux, la motivation du conseil communal est de contourner le nouveau code foncier afin de brader  des hectares.

 

Plusieurs autres questions ont été abordées notamment le bras de fer juridique entres les trois mousquetaires devenus quatre en décembre 2017. Un conflit qui est loin d’être bouclé.

 

Pour finir, les conseillers ont  reconnu quelques progrès qui sont à l’actif du maire ceci grâce au combat de bonne gouvernance qu’ils mènent et pensent poursuivre jusqu’à la fin de l’actuel  mandature.

 

Incessamment promettent-ils, ce sera à une véritable réédition de compte que les hommes des médias seront invités.      .

 

Kiyos Fénic HOUNYAKPA

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